Archive pour 'Le Prophète Moise'

Le Prophète Moise

 

Le Prophète Moise dans Le Prophète Moise Moise-buisson-ardent21-300x174

Moise et le buisson ardent

Le Prophète MOISE

Personnage biblique, prophète, libérateur, législateur et chef du peuple hébreu, de la tribu de Lévi (Egypte-mont Nebo, XIIIe s. av. J.-Prophète charismatique et rassembleur des Hébreux, Moïse incarne pour la communauté juive l’ancêtre qui reçut de Dieu la Loi et la mission dont elle demeure investie : affirmer partout et toujours la force spirituelle et l’espérance qu’elle puise dans sa foi. Moïse, seul homme à avoir contemplé le Seigneur «face à face», est la figure emblématique de cette fidélité indéfectible. Il a conduit les siens jusqu’au seuil de la Terre promise, pour s’éteindre sur le mont Nébo sans avoir franchi le Jourdain.

La figure de Moïse imprègne toute la tradition juive et, au-delà, la culture judéo-chrétienne dans son ensemble.
Seule la Bible fait état de l’existence de Moïse (nom dérivé de l’hébreu Moshé) et relate les divers épisodes de sa vie : le récit biblique demeure la source unique de tous les textes ultérieurs qui s’y réfèrent. Ceux-ci, recueillant les traditions écrites et orales, font apparaître les multiples aspects du personnage ainsi que du rôle,

variable selon les interprétations, qui lui est attribué. Il apparaît au long des cinq premiers livres de la Bible hébraïque – la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome – englobés sous le titre général de Pentateuque. Selon la tradition juive, cette première partie aurait été inspirée à Moïse par Dieu lui-même, voire écrite sous sa dictée.

 

thora-sinai-moise1-300x233 dans Le Prophète Moise

Moise et la thora

 

Vie de Moïse : le récit biblique
A l’époque de la naissance de Moïse, les douze tribus hébraïques, issues des douze fils de Jacob, sont installées en Égypte ; les descendants d’Abraham ont en effet fui Canaan, terre promise par Dieu à la postérité du patriarche. Après l’extinction de la génération de Joseph (fils de Jacob), qui entre-temps s’était multipliée et avait prospéré dans le pays d’accueil, «un autre roi se leva sur le pays qui ne connaissait pas Joseph» (Exode I, 8).

Le nouveau souverain ne se sent plus lié par les mêmes engagements que son prédécesseur à la lignée de Jacob (Genèse XVII, 5-6). Voyant en elle une menace potentielle, il considère d’un mauvais œil la prospérité et la puissance du peuple des enfants d’Israël, et commence à «l’accabler de labeurs» (Exode I, 9-11). Mais, bientôt insatisfait des effets d’une telle politique, il ordonne l’extermination de tous les nouveau-nés mâles.
Les Hébreux et Pharaon c’est dans ce contexte de persécutions contre son peuple que Moïse, issu d’une famille de la tribu de Lévi, vient au monde. Les exégètes s’accordent à situer l’événement entre les XIIe et XIIIe siècles av. J.-C. Le texte biblique

est assez succinct quant aux premières années de la vie de Moïse, puisqu’il ne lui consacre que dix versets,

dont le mystère a nourri les interprétations les plus diverses de la part des commentateurs. Ces versets rapportent comment sa mère, ne pouvant cacher le nouveau-né au-delà de trois mois, le déposé, couché dans une corbeille enduite de poix, sur les rives du fleuve, sous la surveillance de sa sœur aînée Myriam. La fille du pharaon, venue se baigner, découvre alors l’enfant ; l’ayant adopté, elle le rend, contre salaire, aux soins nourriciers de sa véritable mère. Ayant grandi, l’enfant retourne chez sa mère adoptive, qui le nomme Moïse «parce que, dit-elle, je l’ai tiré des eaux» (Exode II, 1-10), mais ce nom d’origine égyptienne signifie «fils de».

 

boris-vallejo-moses1-270x300

Moise et la tablette de la loi

 

 

Les versets suivants rapportent comment Moïse lia son sort à celui des Hébreux.

En effet, après avoir été élevé à la cour du pharaon, c’est-à-dire loin des siens, Moïse «alla parmi ses frères et vit leurs lourdes peines».

En prenant fait et cause pour eux, il rompt avec son enfance et sa jeunesse. Dans un geste qui révèle à la fois l’élan de sa révolte et son exigence de justice, il frappe à mort un Égyptien, pour l’avoir vu porter la main sur un Hébreu (Contraint de fuir, Moïse se réfugie dans le désert de Madian, où il sauve les filles de Jethro, menacées par des bergers. En signe de gratitude, leur père, prêtre de Madian, l’invite à séjourner chez lui et lui donne l’une d’entre elles pour épouse.

 

Au cours de ce séjour, Dieu apparaît pour la première fois aux yeux de Moïse (dans le Buisson-ardent) et lui révèle son nom, Yahvé ; il lui confie la mission de délivrer son peuple, de le guider ensuite vers Canaan, le «pays ruisselant de lait et de miel» (Exode III). Moïse rentre donc en Égypte.

Commence alors pour Moïse, secondé par son frère Aaron, une longue et pénible confrontation avec Pharaon (Exode V à XII), dont Dieu a endurci le cœur (Exode IV, 21) et qui refuse obstinément de rendre leur liberté aux Hébreux. Dieu ayant infligé les «dix plaies» aux Égyptiens, Pharaon est contraint de céder. Dieu annonce à Moïse : «Je parcourrai le pays d’Égypte cette même nuit ; je frapperai tout premier-né dans le pays d’Égypte .» En même temps, il ordonne aux Hébreux d’égorger un agneau par foyer, de le consommer en toute hâte et de badigeonner de son sang les poteaux et les linteaux de leur maison : «<…> et le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous habitez : et je verrai le sang et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura pas sur vous de destruction lorsque je sévirai sur le pays d’Égypte» (Exode XII, 12-13). En revanche,

le fils de Pharaon, lui, n’échappe pas à la sanction divine, et cette nuit, funeste pour l’Égypte, marque pour les Hébreux le début de leur délivrance. Aujourd’hui encore, l’épisode est commémoré chaque année par les Juifs à l’occasion de la Pâque (qui signifie en hébreu «passer par-dessus»), pendant laquelle il est de tradition de lire et de commenter la Haggada (ensemble des textes du Talmud se rapportant entre autres à la sortie d’Égypte).

 

 

fe0026-tora-feu11-300x259

Le livre de la loi de Moise

Les étapes de l’Exode Précédés par une colonne de feu qui leur indique la direction de Canaan, les Hébreux entament enfin leur longue pérégrination, ponctuée de phénomènes à caractère plus ou moins surnaturel :

le passage de la mer Rouge (Exode XIV), qui s’ouvre devant le peuple de Moïse pour se refermer sur ses poursuivants égyptiens, ou l’apparition de la manne (Exode XVI), nourriture miraculeuse dispensée par Dieu. Mais l’événement crucial du livre de l’Exode est la révélation au Sinaï :

Dieu, ayant choisi Moïse pour faire connaître son message, lui donne le Décalogue (les commandements gravés sur les Tables), noyau de la Torah. Loi morale, politique et rituelle, la Torah scelle le pacte conclu entre Dieu et son peuple, conduit par Moïse : le respect des préceptes qu’elle contient est la condition de l’accès des Hébreux à la Terre promise, limitée par la «mer des Joncs» (mer Rouge), la «mer des Philistins» (Méditerranée), le «désert» (Syrie) et le «fleuve» (Euphrate).

Toutefois les Hébreux, impatients et indociles, en viennent à mettre en doute la crédibilité des paroles de Moïse et des promesses du Dieu invisible (Nombres XIII), et manifestent leur regret d’avoir quitté l’Égypte et ses «marmites de viande» (Exode XVI) ; ils adorent le veau d’or (Exode XXXII), rendant ainsi à nouveau un culte aux idoles, et contestent l’autorité de Moïse lors de la révolte de Korah (Nombres XVI). Tout cela leur vaut la colère de Dieu,

qui les condamne à errer dans le désert pendant quarante années, avant de pouvoir entrer dans le pays de Canaan, soit le temps nécessaire au remplacement d’une génération d’esclaves par une génération d’hommes libres, instruits dans la Loi et prêts à assumer l’alliance conclue sur le mont Sinaï.
Comme les Hébreux de sa génération, à l’exception de Caleb et de Josué, Moïse ne foulera pas le sol de la Terre promise. Sur ordre de Dieu, il confie le soin d’achever la tâche entreprise au fils de Nun, Josué. La conquête de Canaan s’effectue donc sous le commandement de ce dernier, qui aura notamment à lutter contre les Philistins.

De son côté, Moïse a tout juste le temps de jeter un regard sur la Terre promise, du haut du mont Nébo, où il s’éteint à l’âge de cent vingt ans. Le Pentateuque se clôt sur cette phrase : «Il ne s’est plus levé sur Israël de prophète tel que Moïse, que le Seigneur a connu face à face»

Les multiples figures du prophète Moïse Les spécialistes d’histoire ancienne conviennent que la Bible ne constitue pas une source documentaire suffisante, capable de garantir à elle seule l’authenticité historique des personnes, des lieux ou des événements qu’elle mentionne. Néanmoins, grâce aux découvertes de l’archéologie et de l’histoire comparée,

on a pu vérifier et confirmer certains des faits qu’elle rapporte. Le récit de l’Exode n’en continue pas moins de susciter les controverses les plus âpres. Et c’est encore plus vrai de la personne de Moïse, que l’on considère son existence effective, son origine, son rôle de fondateur ou de médiateur.

 

 

moise101-300x246

Moise face à la mer rouge

C’est ainsi que certaines thèses, fondées sur des sources anciennes, soutiennent l’origine égyptienne de Moïse – thèse défendue par Freud. Issu d’une famille princière, il aurait été élevé à la cour du pharaon et sensibilisé par des prêtres égyptiens aux idées monothéistes, devenant l’instigateur et le chef d’une révolte à caractère politique et religieux. D’autres recherches historiques retiennent l’hypothèse selon laquelle le récit biblique prendrait place dans le contexte de la grande réforme religieuse monothéiste dont le pharaon Akhenaton aurait été l’artisan. Ainsi, le monothéisme aurait donc une origine égyptienne.
Selon d’autres sources, gnostiques celles-là et fort anciennes, Moïse appartiendrait à une lignée de détenteurs de secrets, à l’origine de traditions mystiques et ésotériques, comme celles dues aux kabbalistes, qui attribuent au texte de la Loi révélée une signification infinie car renouvelée par chaque génération.

Chacune de ces interprétations fournit un éclairage différent sur le personnage et son enseignement, accentuant sa complexité.
L’élu de DieuLa Bible est avare de détails sur la personnalité de Moïse. Néanmoins, à travers les faits rapportés par le seul texte biblique, le lecteur peut reconnaître en lui un homme doté d’une grande autorité, à la fois profondément bon et épris de justice, physiquement et moralement courageux, mais également doué d’une grande humilité et dénué de toute ambition personnelle. C’est l’ensemble de toutes ces vertus qui le prédispose au rôle de messager de Dieu auprès des hommes. Si Moïse occupe une place à part dans la Bible, c’est parce que deux dimensions généralement dissociées se rencontrent en lui, l’une politique et l’autre religieuse : il est fondateur à la fois d’un peuple et d’une religion.

À ses fonctions de diplomate et de chef politique s’ajoutent celles de législateur, en tant que promulgateur de la Loi, et d’administrateur de la justice (inspiré en cela par les conseils de son beau-père,

Jethro). Certains, parmi les exégètes de la Bible, mettront parfois en évidence l’importance de cette fonction politique.

Le théologien et philosophe juif Maimonide (XIIe siècle) voit ainsi dans la Loi révélée un règlement politique donné par Moïse à sa communauté pour faire cesser les luttes d’intérêt internes, ennoblir les mœurs, inspirer des idées vraies ; en somme, organiser le peuple hébreu conformément aux commandements divins. En ce sens, le Décalogue n’est pas un simple énoncé de prescriptions religieuses, il est aussi constitution d’une communauté et code éthique.

En ce qui concerne ses attributions religieuses, Moïse déploie son activité dans plusieurs domaines : sacerdotal, pédagogique et spirituel. Il institue le calendrier liturgique et les modalités du culte, dont il instruit le peuple ; suivant à la lettre les instructions de Dieu, il fait dresser le tabernacle,

sanctuaire itinérant qui abritera l’arche d’alliance et les objets sacrés jusqu’à la construction du Temple, à Jérusalem. À deux reprises, il exerce lui-même la fonction sacerdotale, et c’est encore lui qui consacre le grand-prêtre (Aaron, puis Éléazar), de même qu’il désigne et définit les fonctions des lévites, les serviteurs du culte, tous membres de sa tribu.

L’arche d’Alliance est le premier objet de culte qui doit être construit. Elle se compose d’une « caisse » en bois tapissée et recouverte d’or :
« On fera une arche en bois de chittîm, ayant deux coudées et demie de long, une coudée et demie de large, une coudée et demie de hauteur. Tu la revêtiras d’or pur, intérieurement et extérieurement; et tu l’entoureras d’une corniche d’or. »
Sur les côtés, la caisse a deux barres pour la transporter
« Tu mouleras pour l’arche quatre anneaux d’or, que tu placeras à ses quatre angles; savoir, deux anneaux à l’un de ses côtés et deux anneaux au côté opposé. Tu feras des barres de bois de chittîm, que tu recouvriras d’or. Tu passeras ces barres dans les anneaux, le long des côtés de l’arche, pour qu’elles servent à la porter. Les barres, engagées dans les anneaux de l’arche, ne doivent point la quitter. »

Dans l’Arche il y a le témoignage de la révélation:

 

arkofthecovenant1-240x300

Les deux chérubins et l'arche de l'alliance de l'Eternel Dieu

L’Arche d’Alliance est au cœur du dispositif de la révélation puisque c’est entre les deux chérubins que Dieu transmet sa parole à Moïse :
C’est là que je te donnerai rendez-vous; c’est de dessus le propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l’arche du Statut, que je te communiquerai tous mes ordres pour les enfants d’Israël.

Dans les pérégrinations désertiques, l’Arche d’Alliance n’est pas seulement le lieu de la révélation. Elle est aussi au cœur du dispositif des enfants d’Israël en mouvement. Elle acquiert déjà un statut qu’elle gardera jusqu’à ce que le roi David la fasse venir à Jérusalem : elle est une arme. Elle voyage au milieu du peuple et porte son courage. La tradition lui associe de nombreuses capacités dont la moindre n’est pas de ne pas avoir besoin d’être transportées. Mieux que ça : comme la révélation est ce qui doit guider Israël, c’est l’arche qui fixe le rythme des pérégrinations. Le livre des Nombres la décrit comme animée d’un mouvement propre. C’est l’arche qui part « Or, lorsque l’arche partait, Moïse disait: « Lève-toi, Éternel! Afin que tes ennemis soient dissipés et que tes adversaires fuient de devant ta face! » Et lorsqu’elle faisait halte, il disait: « Reviens siéger, Éternel, parmi les myriades des familles d’Israël! » Ainsi est décrite l’arche d’Alliance dans la Torah : lieu de révélation et moteur du mouvement des enfants d’Israël.

alessecaca |
fexofenadineca |
Nonvide28 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Omra2012
| Peleenterresainte2012
| IMAM REZA (p)